
Jeune et fauchée
Un nouveau Florence Dupré la Tour est souvent synonyme de coup de cœur. Et cette nouvelle sortie publiée chez Charivari ne déroge pas à la règle ! Après avoir été Cruelle, Pucelle et Jumelle, l’autrice est désormais Jeune et Fauchée.
Florence vient d’une famille bourgeoise. Pour elle, les Dupré la Tour sont naturellement imperméables à la pauvreté. A 18 ans, elle va cependant découvrir que la richesse n’est pas vraiment héréditaire…
Cette découverte de la pauvreté commence étudiante. Elle ne suit pas la morale bourgeoise et catholique de ses parents, elle ne recevra donc pas leur aide. Comme souvent dans les récits de Florence Dupré la Tour, les sujets ramènent aux relations familiales. A la quête de reconnaissance et d’attention dont elle est privée.
Pourtant, un Dupré la Tour ne peut pas être pauvre ! Alors elle se drape dans l’arrogance, le déni et la débrouillardise. Et survivra du mieux possible : étudiante dépensière, mère isolée puis autrice fauchée. D’ailleurs, elle ne manque pas de nous parler du monde pas très rose de la BD, de ses dérives et de la précarité qui l’entoure.
Avec la franchise qu’on lui connaît, Florence Dupré la Tour témoigne avec humour et amertume. Et quel gros sujet que celui de l’argent et de son absence. Un domaine qui touche à la famille, à la politique, à la société et dont il y a beaucoup à dire.












