
Le Serment
Alexandre s’en fiche pas mal du serment d’Hippocrate.
Médecin clandestin, il navigue de planque en planque pour soigner les criminels. Moyennant une belle somme d’argent, évidemment. Une activité dangereuse mais qui paie l’école des gosses. Al est méticuleux, anonyme et suit un protocole à la lettre. C’est pour ça qu’il est le meilleur dans son domaine.
Ce soir-là, il reçoit deux types pour blessure par balle, classique. Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’un troisième larron débarque pour prendre tout le monde en otage. Lui, c’est Zacharie et il prétend être en pleine mutation vampirique. Le Doc n’a qu’une journée pour le guérir.
En mélangeant mythe vampirique et médecine douteuse, les auteurs nous offrent un huis clos étouffant. Le pari est réussi : on ne s’ennuie pas ! Loin d’être un récit classique, Le Serment distille habilement la tension et maintient le lecteur alerte avec des dialogues ciselés. Le trait de Mikaël Bourgouin est chirurgical, expressif et colle parfaitement à l’ambiance poisseuse du récit.












