L'Île aux Orcs
“Dis-moi ce que tu vois mon garçon, quelles sont les conjonctions de ta vie maintenant ?”
Ça commence dans la boue. Celle que foule Cerrin chaque jour pour trouver à manger dans les Bas-Fonds, bidonville d’une société tenue par les Hauts Patriarches. Pour s’élever socialement, il faut de l’argent. Beaucoup d’argent.
Urghria, corsaire hors la loi, lui propose un marché : un aller-retour sur l’île aux Orcs. Un seul crâne d’orc, et c’est la richesse assurée. Accompagné d’Andune, sorcier esclave devenu fou, le duo met les voiles pour rejoindre l’île. Prêts à embrasser la promesse d’une vie meilleure, ils seront confrontés à une réalité encore plus brutale que celle de leur vie quotidienne.
La force de ce récit, c’est sa position si éloignée d’un quelconque manichéisme. Ici, personne ne devient un héros : chacun est le bourreau de son adversaire. Derrière un très beau dessin aux couleurs acidulées se cache une ambiance poisseuse et sanglante.
Définitivement, l’Ile aux Orcs c’est une claque graphique et scénaristique qui fait honneur à la dark fantasy.












