
On était des anges
Nos vieux se sont installés à Isheim pour pouvoir dormir tranquilles après le boulot.
C’est un rêve pour toi, de dormir tranquille ?
Dans les années 90, Isheim craint. En tout cas, cette petite ville de province du Grand Est n’est pas un terreau épanouissant quand on est ado. Vivi, Chris, Magou, Tralala et le reste de la bande s’ennuient. Alors ils traînent. Apprennent à prononcer “fuck” comme aux USA. “FOK", avec un O ouvert et un K qui claque.
Ils sont tous un peu marginaux, différents. Et surtout, ils ont (presque) tous envie de partir de ce trou. Et puis il y a elle, cette nouvelle dans le quartier, “la folle”, qui va venir bouleverser leur équilibre si fragile. Aussi blonde que Vivi est brune, c’est l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres.
“On était des anges” installe son ambiance dès les premières pages. Poster des Clash au murs, bracelets à clous, coupe à la Robert Smith et ennuie mortel. La bande est soudée mais chacun à ses blessures cachées, ses amours secrètes, sa famille compliquée. On a l’impression de les connaître un peu, d’avoir traîné avec eux.
Et on à hâte de découvrir le deuxième tome qui se déroulera 30 ans plus tard.












