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les coups de coeur
de nos libraires

BD·Comics·jeunesse

couverture Betty

Betty

Cynthia

Peut-être le savez-vous déjà, mais Le Lombard s'associe à Gallmeister pour adapter leurs romans en BD ! Le résultat, c’est une très belle collection qui va vous embarquer dans de grands espaces et des récits intimes.

Pourquoi est-ce une excellente nouvelle ? 
Parce que le catalogue de Gallmeister regorge de petits trésors, dont deux merveilleuses adaptations viennent de sortir : Betty et Le gang de la clef à molette.

Et si on commençait par parler de “Betty” ? 

Betty Carpenter est la sixième d’une fratrie de 8 enfants. Fille d’un père cherokee et d’une mère américaine, elle est la seule de ses frères et sœurs à avoir pris les traits de son père. La famille vit reculée, en marge d’une société qui ne veut rien avoir à faire avec eux. 

Betty grandit et son regard d’enfant commence à entrevoir les drames qui se déroulent dans sa famille. Derrière la gentillesse et les douces histoires de son père, il y a aussi les angoisses et l’amertume de sa mère. Derrière les jeux d’enfants, une fratrie qui se morcèle et prend des chemins différents. 

Pourquoi le destin de la famille Carpenter est-il aussi tragique ? Parce que, parfois, les choses sont injustes. Les secrets creusent des fossés entre les personnes et les traumatismes se transmettent par le sang. Et au milieu de tout ça, Betty se bat pour préserver l’oiseau dans son cœur. 

Et si vous voulez explorer davantage l’univers de “Betty”, on vous conseille vivement le livre de Tiffany McDaniel. Une lecture dure, mais terriblement belle, inspirée par le vécu de la mère de l'écrivaine. 

couverture Jusqu'à la tombe

Jusqu'à la tombe

Greg

Reviendriez-vous d’entre les morts pour vous venger ?
C’est l’histoire que nous narre Jusqu’à la tombe  de Stefano Nardella et Vincenzo Bizzarri aux éditions Sarbacane.

XIXème siècle, dans le sud de l’Italie, plus précisément dans les Pouilles : Carmine et Filomena s’aiment. Mais tout bascule quand Don Michele, le plus puissant baron de la région, décide d’épouser Filomena malgré elle afin d’obtenir les terres de son père. Carmine étant opposé à cela, il se fera abattre par celui-ci… du moins, c’est ce qu’on pensait ! Carmine est bien vivant et compte se venger. Pour cela, il va rejoindre une bande de brigands, en devenir le chef et semer la terreur dans les Pouilles.

C’est avec une aventure effrénée que Stefano et Vincenzo nous content une histoire sans vraiment de personnages « gentils ». Un environnement violent dans un contexte historique et politique instable, issu de la récente unification de l’Italie, cela ne pouvait que nous concocter un récit sous haute tension. D’un amour passionnel à un amour vengeur, à une vie de criminel avant d’affronter la guerre ainsi que la loi : « Jusqu’à la tombe » est une bande dessinée choc qui se dévore par son dynamisme, par son efficacité et par son climat empli de nervosité. Et comment ne pas évoquer ce dessin en noir et blanc tout simplement spectaculaire !

Jusqu’à la tombe fait une entrée fracassante sur la table des nouveautés pour cette rentrée, tout comme Tempesta au mariage de Filomena.

COUV PROVIDENCE

Providence

Greg

Pouvons-nous réellement supprimer le hasard par des algorithmes ? L’un des premiers coups de cœur de Greg pour cette rentrée s’intitule « Providence » par Nicolas Dehghani aux éditions Sarbacane.

Dans un univers où l’élite de l’humanité vit sur Providence, une planète terraformée à partir des ressources de la Terre, sur laquelle vit toujours une population prolétaire marquée par la violence du système ainsi que par la domination. Les providencins souhaitant rattraper leurs erreurs passées, interviennent dans le quotidien des terriens à l’aide d’intelligences artificielles capables de cerner les pensées et comportements. Ces outils permettraient, en théorie, de garantir progrès, justice, etc… dans l’optique de vivre dans une utopie égalitaire.

Nous suivons Keren, un jeune terrien ayant réussi l’exploit de devenir boursier afin d’intégrer l’administration providencine. Eliam, son père ouvrier, place énormément d’espoir en lui, jusqu’au jour où un événement se produit, ce qui pourrait anéantir cette perspective d'un monde meilleur. Les algorithmes ont parlé et nient toute responsabilité. Eliam ne pouvant l’accepter, commence à s'interroger sur la fiabilité de ce système…

Le retour de Nicolas Dehghani dans le catalogue Sarbacane après « Ceux qui brûlent » en 2021 ! « Providence » est une dystopie de science-fiction profondément humaine. Le rebondissement arrivant au milieu de la bande dessinée transforme complètement la direction du récit. L’auteur nous interroge alors sur ce système artificiel : pourrions-nous nous fier à cette IA fiable à 99,99% et qui régit cette société ? Mais qu’arriverait-il si nous étions concernés par une erreur s’inscrivant dans les 0,01% ? Serions-nous capables de gérer nos émotions ? Pourrions-nous survivre à une telle injustice ? Et pour répondre à cela, « Providence » affronte l'artificiel et teste notre humanité.

tout ce qui meurt  & agonise

Tout ce qui Meurt & Agonise

Cynthia

A bientôt au pays des rêves.

Au village, le virus a éliminé tout le monde. Sauf Jack. 
Tous sont devenus des carcasses déambulantes, rejouant une sombre parodie de la journée précédant leur mort. Une mémoire musculaire qui condamne les revenants à exécuter les derniers gestes qu’ils ont eu avant que leur conscience ne disparaisse.

C’est au milieu de ce grand théâtre que vit Jack. 
Épargné par la mort, il en est désormais le plus fidèle spectateur. Chaque jour, il s’applique à reproduire la même journée avant que tout ne parte en vrille : le réveil, le petit déjeuner avec sa famille (morte), la visite du facteur (mort), les discussions avec les voisins (morts), le travail à la ferme. 

Tant que tout ce petit monde est nourri de chair fraîche, tout se passe bien. Une routine que Jack s'applique à respecter, car elle est aussi garante de la sécurité de son mari et de leur fille. Mais le problème d’une routine, c’est qu’un imprévu peut tout foutre en l’air. 

Tout ce qui Meurt & Agonise traite évidemment de la mort, de la chair et de la pourriture.

Mais c’est aussi un récit qui convoque les souvenirs de l’amour, de la vie et de la joie. Souvenirs merveilleux auxquels s’accroche désespérément Jack, qu’on a terriblement envie de prendre dans nos bras. Un destin qui nous prend violemment aux tripes, opposant les souvenirs pastels au présent cramoisi. 

Troublant, déchirant et magnifique.

couverture Gunnar

Gunnar le vampire

Cynthia, Pierre

Il est aussi vieux que le château : il était là avant tout le monde. C'est la mémoire de la ville. Il a connu tous les aïeux !

Dans un petit village bourguignon du XXe siècle, la population peut se targuer de compter un habitant hors du commun : Gunnar.
Vampire suédois de huit cents et quelques années, il a laissé derrière lui son sulfureux passé de chasseur assoiffé de sang. Désormais, c’est dans la couture qu’il excelle, accompagné de son épouse mortelle. Connu de tous, grand ami du curé, il fait partie des murs du village.

Gunnar ne fait pourtant pas l’unanimité. Si pour certains, il est une célébrité locale inoffensive, pour d’autres, il n’en reste pas moins un dangereux prédateur. D’ailleurs, quand des animaux sont retrouvés vidés de leur sang, c’est évidemment sur lui que les accusations vont tomber… Notre homme est-il aussi rangé qu’il le prétend ?

À travers le destin de son vampire, Nicolas Dumontheuil raconte la vie d’une petite communauté. Il y a le sympathique curé et son horrible mère castratrice, la solaire Ayșe qui vit de son corps, la trop jeune Evelyne qui rêve de se faire mordre, la communauté de Gitans pleine de sagesse… Des archétypes sublimés par l'auteur, qui a su insuffler à chacun une existence crédible et déterminante pour l'histoire.

Amitiés, amours, rancunes, rêves et peurs : c’est l’humanité ramenée à l’échelle d’un village où tout le monde se connaît. Un écosystème à l’équilibre fragile, parfait théâtre pour la grande tragi-comédie de “Gunnar le vampire”.

couverture du "Massacre du gang Enfield"

Le Massacre du Gang Enfield

Cynthia, Pierre

Que s’est-il passé ce soir de 1875, dans le comté d’Ambrose au Texas ?

Comment un vieux Texas Ranger et quelques citoyens se sont-ils mués en vengeurs assoiffés de sang, prêts à tout pour se débarrasser de Montgomery Enfield et de son gang de hors-la-loi. Le Massacre du Gang Enfield nous plonge au cœur d’une époque fondatrice pour les États-Unis.

Celle où la conquête de l’Ouest touche à sa fin et avec elle le temps des pionniers et des hors-la-loi. La loi de la frontière laisse peu à peu place à la « civilisation ». En tout cas, c’est ce qui aurait dû se passer. Ce n’est qu’en 1996, dans un article écrit par un passionné d’histoire du comté d’Ambrose, que la vérité sera faite sur cette sombre soirée de 1875.

Chris Condon et Jacob Phillips déploient une mise en scène magistrale pour nous raconter les dernières heures de Montgomery et de son gang.

Un western violent, réaliste et explosif. Chaque fin de chapitre étant habilement rythmée par un extrait de cet article de 1996, passionnant récit dans le récit, racontant l’origine d’un mal dont les racines courent encore aujourd’hui, sous les pieds des habitants du comté d’Ambrose, au Texas.

En bonus, il peut être intéressant de noter que Le Massacre du Gang Enfield (The Enfield Gang Massacre) est un récit complet qui s’inscrit dans la continuité de la série (That) Texas Blood des mêmes auteurs. Une série de récits complets, criminels, absurdes et violents se déroulant dans ce même comté d’Ambrose.

Couverture Terres d'Ynuma

Terres d'Ynuma

Cynthia

Terres d'Ynuma, c’est le petit dernier de la grande famille du Monde d'Aquilon que vous connaissez bien (Elfes, Nains, Orcs et Gobelins, Mages, Terres d'Ogon, Guerres d'Arran). La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin d’avoir lu les 6 séries précédentes pour vous lancer dans celle-ci ! C’est donc une bonne porte d’entrée pour dévorer de la fantasy aussi belle qu’efficace. 

C’est Samourai Rouge (par Jarry, Vax et Powell) qui ouvre le bal des 5 tomes prévus. On apprend alors que le problème des Terres d’Ynuma, c’est que les esprits tourmentés n’y trouvent jamais le repos éternel. Zhao le Samurai Rouge et la prêtresse Mei-Jen, alliés pour exorciser les démons, écument un univers empreint de folklore japonais, de lamentations déchirantes et d’éternels regrets. Et surtout, on se balade avec eux au travers de pages merveilleusement dessinées.

Le tome 2, "Hijo" (par Courtois et Ma Yi), est aussi beau que son prédécesseur. On y suit Hijo, messager des cieux, qui va devoir affronter les traumatismes de son passé. Un souvenir violent d’une enfance brisée par un Seigneur Elfe. Une haine viscérale qu’il va devoir mettre de côté pour mener à bien l’impossible mission qui lui a été confiée. 

Deux tomes, deux one-shot, deux destins. Terres d'Ynuma installe son univers avec succès et nous fait voyager au travers de planches magnifiques peuplées de paysages somptueux et de créatures fantastiques. On est impatients de découvrir les prochains ! 

couverture Saperlache

Saperlache

Greg

Se réfugier dans notre imaginaire est parfois notre unique échappatoire. 

Saperlache signe le retour de Sylvain Escallon dans le catalogue des éditions Sarbacane après Les zombies n’existent pas et Couleurs. 

Nous suivons un jeune garçon qui part vivre à la campagne dans la maison fraîchement héritée par son père. Celui-ci est un homme autoritaire qui vient de faire faillite avec la fin de la guerre, car il était vendeur de matériels d’armements désormais obsolètes. Assistant à sa propre chute, il commence à s’en prendre verbalement, puis physiquement à tout le monde, dont son fils qui ne tardera pas à fuir dans les champs environnants. 

Cette fuite est à la fois une liberté, mais également son plus grand terrain de jeu : de vastes prairies, une grande forêt ou encore une rivière, de quoi puiser dans son imagination ses plus belles aventures ! 

Sauf qu’un jour, d’étranges créatures viennent à sa rencontre après qu’il se soit amusé à réparer un épouvantail. En effet, cet épouvantail a pris vie et se prénomme Saperlache. Il est accompagné par de petits gnomes qui considèrent désormais notre jeune héros comme le roi de la forêt. Au fur et à mesure qu’ils s’amusent ensemble et construisent un royaume pour le jeune roi, Saperlache va peu à peu encourager notre petit garçon à faire des bêtises… voire à tout détruire. 

Saperlache, c’est ce récit déstabilisant qui nous fait miroiter le merveilleux monde de l’imaginaire, aux méandres des pensées les plus fantasmagoriques… 

couverture "retour à carmélites"

Retour à Carmélites

Cynthia, Greg

Que fait-on à Carmélites ? On boit de la bière ! (La bière Karmeliet, vous l’avez ?)

Marthe retourne vivre chez sa mère à Carmélites, afin d’y achever sa thèse en architecture. Sa principale source d’inspiration est un immeuble à la structure étonnante et fascinante situé dans la ville, le point de départ de ses envies d’études supérieures. Ce retour, c’est également l’occasion de retrouver ses vieilles copines et son bar préféré, comme à l’époque… Sauf que cette époque n’existe plus. Tout a changé. La ville n’est plus comme avant, ses amies ne sont plus aussi disponibles pour la voir : la dure réalité du passage à l’âge adulte.

Se sentant seule et étant en proie à la procrastination, Marthe s’inscrit sur une application de rencontre. Elle va matcher avec un certain Lucas. Les échanges et les rendez-vous vont bien se passer, il y a un bon feeling mais surtout, la cerise sur le gâteau : Lucas vit dans l’immeuble qui la fascine tant !

Retour à Carmélites est un récit tendre et mélancolique sur le retour aux sources. En effet, l’euphorie laisse rapidement place à la désillusion : notre domicile n’est plus le nôtre, donc on obéit à de nouveau aux règles et au train de vie de nos parents. La déception pourrait faire croire à un retour en arrière, être chez soi sans être chez soi.

On espère également retrouver ses amis, mais ils sont tous occupés ou ont construit leur avenir sur d’autres horizons. Ne parlons même pas de la ville de notre enfance qui n’a désormais rien à voir avec celle de nos souvenirs, victime de sa gentrification. Le temps tout comme les gens changent et on ne peut qu’accompagner ce quotidien. On ne peut qu’accepter cette réalité ou tout simplement comprendre ce que signifie devenir adulte.

75 rue Carnot
74000 Annecy
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Horaires d'ouverture
Lundi - Samedi : 10h - 19h
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