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les coups de coeur
de nos libraires

BD·Comics·jeunesse

couverture Gunnar

Gunnar le vampire

Cynthia, Pierre

Il est aussi vieux que le château : il était là avant tout le monde. C'est la mémoire de la ville. Il a connu tous les aïeux !

Dans un petit village bourguignon du XXe siècle, la population peut se targuer de compter un habitant hors du commun : Gunnar.
Vampire suédois de huit cents et quelques années, il a laissé derrière lui son sulfureux passé de chasseur assoiffé de sang. Désormais, c’est dans la couture qu’il excelle, accompagné de son épouse mortelle. Connu de tous, grand ami du curé, il fait partie des murs du village.

Gunnar ne fait pourtant pas l’unanimité. Si pour certains, il est une célébrité locale inoffensive, pour d’autres, il n’en reste pas moins un dangereux prédateur. D’ailleurs, quand des animaux sont retrouvés vidés de leur sang, c’est évidemment sur lui que les accusations vont tomber… Notre homme est-il aussi rangé qu’il le prétend ?

À travers le destin de son vampire, Nicolas Dumontheuil raconte la vie d’une petite communauté. Il y a le sympathique curé et son horrible mère castratrice, la solaire Ayșe qui vit de son corps, la trop jeune Evelyne qui rêve de se faire mordre, la communauté de Gitans pleine de sagesse… Des archétypes sublimés par l'auteur, qui a su insuffler à chacun une existence crédible et déterminante pour l'histoire.

Amitiés, amours, rancunes, rêves et peurs : c’est l’humanité ramenée à l’échelle d’un village où tout le monde se connaît. Un écosystème à l’équilibre fragile, parfait théâtre pour la grande tragi-comédie de “Gunnar le vampire”.

couverture du "Massacre du gang Enfield"

Le Massacre du Gang Enfield

Cynthia, Pierre

Que s’est-il passé ce soir de 1875, dans le comté d’Ambrose au Texas ?

Comment un vieux Texas Ranger et quelques citoyens se sont-ils mués en vengeurs assoiffés de sang, prêts à tout pour se débarrasser de Montgomery Enfield et de son gang de hors-la-loi. Le Massacre du Gang Enfield nous plonge au cœur d’une époque fondatrice pour les États-Unis.

Celle où la conquête de l’Ouest touche à sa fin et avec elle le temps des pionniers et des hors-la-loi. La loi de la frontière laisse peu à peu place à la « civilisation ». En tout cas, c’est ce qui aurait dû se passer. Ce n’est qu’en 1996, dans un article écrit par un passionné d’histoire du comté d’Ambrose, que la vérité sera faite sur cette sombre soirée de 1875.

Chris Condon et Jacob Phillips déploient une mise en scène magistrale pour nous raconter les dernières heures de Montgomery et de son gang.

Un western violent, réaliste et explosif. Chaque fin de chapitre étant habilement rythmée par un extrait de cet article de 1996, passionnant récit dans le récit, racontant l’origine d’un mal dont les racines courent encore aujourd’hui, sous les pieds des habitants du comté d’Ambrose, au Texas.

En bonus, il peut être intéressant de noter que Le Massacre du Gang Enfield (The Enfield Gang Massacre) est un récit complet qui s’inscrit dans la continuité de la série (That) Texas Blood des mêmes auteurs. Une série de récits complets, criminels, absurdes et violents se déroulant dans ce même comté d’Ambrose.

Couverture Terres d'Ynuma

Terres d'Ynuma

Cynthia

Terres d'Ynuma, c’est le petit dernier de la grande famille du Monde d'Aquilon que vous connaissez bien (Elfes, Nains, Orcs et Gobelins, Mages, Terres d'Ogon, Guerres d'Arran). La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin d’avoir lu les 6 séries précédentes pour vous lancer dans celle-ci ! C’est donc une bonne porte d’entrée pour dévorer de la fantasy aussi belle qu’efficace. 

C’est Samourai Rouge (par Jarry, Vax et Powell) qui ouvre le bal des 5 tomes prévus. On apprend alors que le problème des Terres d’Ynuma, c’est que les esprits tourmentés n’y trouvent jamais le repos éternel. Zhao le Samurai Rouge et la prêtresse Mei-Jen, alliés pour exorciser les démons, écument un univers empreint de folklore japonais, de lamentations déchirantes et d’éternels regrets. Et surtout, on se balade avec eux au travers de pages merveilleusement dessinées.

Le tome 2, "Hijo" (par Courtois et Ma Yi), est aussi beau que son prédécesseur. On y suit Hijo, messager des cieux, qui va devoir affronter les traumatismes de son passé. Un souvenir violent d’une enfance brisée par un Seigneur Elfe. Une haine viscérale qu’il va devoir mettre de côté pour mener à bien l’impossible mission qui lui a été confiée. 

Deux tomes, deux one-shot, deux destins. Terres d'Ynuma installe son univers avec succès et nous fait voyager au travers de planches magnifiques peuplées de paysages somptueux et de créatures fantastiques. On est impatients de découvrir les prochains ! 

couverture Saperlache

Saperlache

Greg

Se réfugier dans notre imaginaire est parfois notre unique échappatoire. 

Saperlache signe le retour de Sylvain Escallon dans le catalogue des éditions Sarbacane après Les zombies n’existent pas et Couleurs

Nous suivons un jeune garçon qui part vivre à la campagne dans la maison fraîchement héritée par son père. Celui-ci est un homme autoritaire qui vient de faire faillite avec la fin de la guerre, car il était vendeur de matériels d’armements désormais obsolètes. Assistant à sa propre chute, il commence à s’en prendre verbalement, puis physiquement à tout le monde, dont son fils qui ne tardera pas à fuir dans les champs environnants. 

Cette fuite est à la fois une liberté, mais également son plus grand terrain de jeu : de vastes prairies, une grande forêt ou encore une rivière, de quoi puiser dans son imagination ses plus belles aventures ! 

Sauf qu’un jour, d’étranges créatures viennent à sa rencontre après qu’il se soit amusé à réparer un épouvantail. En effet, cet épouvantail a pris vie et se prénomme Saperlache. Il est accompagné par de petits gnomes qui considèrent désormais notre jeune héros comme le roi de la forêt. Au fur et à mesure qu’ils s’amusent ensemble et construisent un royaume pour le jeune roi, Saperlache va peu à peu encourager notre petit garçon à faire des bêtises… voire à tout détruire. 

Saperlache, c’est ce récit déstabilisant qui nous fait miroiter le merveilleux monde de l’imaginaire, aux méandres des pensées les plus fantasmagoriques… 

couverture "retour à carmélites"

Retour à Carmélites

Cynthia, Greg

Que fait-on à Carmélites ? On boit de la bière ! (La bière Karmeliet, vous l’avez ?)

Marthe retourne vivre chez sa mère à Carmélites, afin d’y achever sa thèse en architecture. Sa principale source d’inspiration est un immeuble à la structure étonnante et fascinante situé dans la ville, le point de départ de ses envies d’études supérieures. Ce retour, c’est également l’occasion de retrouver ses vieilles copines et son bar préféré, comme à l’époque… Sauf que cette époque n’existe plus. Tout a changé. La ville n’est plus comme avant, ses amies ne sont plus aussi disponibles pour la voir : la dure réalité du passage à l’âge adulte.

Se sentant seule et étant en proie à la procrastination, Marthe s’inscrit sur une application de rencontre. Elle va matcher avec un certain Lucas. Les échanges et les rendez-vous vont bien se passer, il y a un bon feeling mais surtout, la cerise sur le gâteau : Lucas vit dans l’immeuble qui la fascine tant !

Retour à Carmélites est un récit tendre et mélancolique sur le retour aux sources. En effet, l’euphorie laisse rapidement place à la désillusion : notre domicile n’est plus le nôtre, donc on obéit à de nouveau aux règles et au train de vie de nos parents. La déception pourrait faire croire à un retour en arrière, être chez soi sans être chez soi.

On espère également retrouver ses amis, mais ils sont tous occupés ou ont construit leur avenir sur d’autres horizons. Ne parlons même pas de la ville de notre enfance qui n’a désormais rien à voir avec celle de nos souvenirs, victime de sa gentrification. Le temps tout comme les gens changent et on ne peut qu’accompagner ce quotidien. On ne peut qu’accepter cette réalité ou tout simplement comprendre ce que signifie devenir adulte.

Couverture Une invitée dans la demeure

Une invitée dans la demeure

Cynthia

S’il y a bien une chose qu’il faut reconnaître, c’est que 404 Graphic a un véritable don pour nous dénicher des petits OVNI littéraires. Et Une invitée dans la demeure de E.M. Carroll ne fait pas exception à la règle !

🫀 Abby est une femme complexe avec des pensées qui débordent. Tristesse, solitude, angoisse. Son quotidien, c’est raboter les angles qui la composent pour rentrer dans le moule que la vie lui propose enfin : celui de femme mariée. Elle épouse David, un veuf charismatique qui élève seul son ado depuis la mort de sa femme, Sheila.

🌹 La famille fraîchement constituée emménage dans une jolie maison au bord de l’eau. Un nouveau départ. C’est beau (𝑣𝑟𝑎𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 ?), c’est ce qu’il fallait à Abby (𝑛𝑜𝑛). Elle troque ses rêves de dragon et de chevalière contre un tablier et un joli sourire. Elle remise la douce Lady Grey au placard, figure fantasmée de son esprit d’ado.

🗡️ Mais malgré toute sa bonne volonté, quelque chose ne va pas. Dans ce chalet, dans l’eau, dans l’air, il y a quelque chose. Une présence qui va faire écho aux rêves oubliés d’Abby. Et qui invoque le nom de Sheila que plus personne ne prononce.

🩸 Guillermo Del Toro encense E.M. Caroll, est-ce vraiment étonnant ? Si vous aviez aimé son Crimson Peak, Une invitée dans la demeure est pour vous. Mélancolie flottante, fantôme vaporeux, sensualité morbide. C’est un voyage graphique hypnotisant, aux allures de conte horrifique.

75 rue Carnot
74000 Annecy
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Horaires d'ouverture
Lundi - Samedi : 10h - 19h
Dimanche : Fermé